Le Maroc et l’Union européenne ont procédé, ce vendredi au siège de la Commission européenne à Bruxelles, à la signature d’un accord portant amendement de l’échange de lettres constituant une partie intégrante de l’accord agricole entre les deux parties, confirmant ainsi la solidité d’un partenariat multidimensionnel fondé sur la coopération et la confiance mutuelle.
L’accord a été signé au nom du Royaume par l’ambassadeur Ahmed Réda Chami, représentant permanent du Maroc auprès de l’Union européenne, et est entré en vigueur à titre provisoire dans l’attente de l’achèvement des procédures internes des deux côtés.
Cet amendement, négocié dans un esprit de partenariat et de consensus, permet aux produits agricoles issus des provinces du Sud du Royaume de bénéficier des mêmes conditions préférentielles d’accès au marché européen que celles appliquées aux autres produits nationaux, conformément aux dispositions de l’accord d’association liant le Maroc et l’Union européenne.
Les ajustements techniques apportés à l’accord prévoient notamment des mesures visant à faciliter l’accès des produits marocains aux marchés européens et à en accroître la valeur ajoutée, en particulier à travers un système de codification garantissant une transparence accrue pour les consommateurs en précisant clairement les zones de production, telles que « Laâyoune-Sakia El Hamra » et « Dakhla-Oued Eddahab ».
Cet accord s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de l’échange de lettres de 2018 et vient renforcer une relation commerciale déjà solide, le Maroc étant le premier partenaire économique de l’Union européenne en Afrique et dans le monde arabe.
Sa signature représente une confirmation de la volonté commune de consolider une alliance stratégique à long terme. Sa mise en œuvre intégrale devrait contribuer à l’essor du produit intérieur brut agricole national, à la création d’emplois et à la stimulation de l’investissement, en particulier dans les provinces du Sud du Royaume.
Cet acte ouvre la voie à une nouvelle étape de coopération ambitieuse et structurée avec Bruxelles, en consolidant les cadres politiques existants et en jetant les bases d’un partenariat plus profond et plus cohérent, au service des intérêts mutuels et du développement durable dans la région.






