La coordinatrice nationale de la direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité (PAM) Fatima Zahra El Mansouri, , a déclarée que les récentes mobilisations de la Génération Z constituent l’expression manifeste « d’échecs persistants dans certains dossiers que nous n’avons pas su résoudre », estimant que « si des réponses adéquates avaient été apportées en temps opportun, nous n’entendrions pas aujourd’hui ces clameurs de mécontentement dans la rue comme sur les réseaux sociaux ».
Prenant son discours à l’occasion de la réunion du nouveau bureau exécutif de la jeunesse du parti, El Mansouri a nuancé cette lecture en rappelant que « cette colère légitime de la jeunesse ne saurait occulter les avancées majeures réalisées par le Maroc à différentes étapes de son histoire récente. Réduire le visage du Royaume d’aujourd’hui à l’image des années 1980 ou 1990 relèverait d’une déformation volontaire de la réalité », ajoutant que « refuser de reconnaître les acquis témoigne d’une intention manifeste de dénigrement ».
Tout en concédant l’existence de problèmes structurels, l’élue a souligné : « En tant que présidente de commune, quotidiennement confrontée aux doléances citoyennes, je constate que la majorité des demandes sont liées à la santé. Nous sommes pleinement conscients de la souffrance des Marocains dans ce domaine. »
El Mansouri a attribué la crise sanitaire à des accumulations profondes, en particulier au déficit chronique en ressources humaines, rappelant que « la pénurie de médecins n’est pas un phénomène propre au Maroc, mais une problématique mondiale ». Elle a révélé que le Royaume souffre actuellement d’un manque estimé à 30 000 praticiens, un déficit « qu’il serait illusoire de prétendre combler en une ou deux années, car il exige une stratégie étalée sur le long terme ».
« Le gouvernement ne saurait abuser les Marocains en leur promettant une résolution immédiate et définitive de la crise du système de santé », a-t-elle affirmé avec force, insistant sur le fait que « la réforme de ce secteur vital est un chantier complexe, nécessitant du temps, de la persévérance et des mesures progressives articulées dans la durée ».
La responsable du PAM a toutefois tenu à rappeler que la justice sociale en matière de santé, longtemps absente, a enregistré un tournant décisif avec la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), qui permet aujourd’hui à l’ensemble des citoyens de bénéficier d’une couverture médicale et d’un accès aux soins, dans les secteurs public comme privé. Elle a néanmoins concédé que « cette avancée, aussi importante soit-elle, ne saurait occulter la persistance de problèmes structurels auxquels l’exécutif s’attelle avec détermination ».
En outre, Fatima Zahra El Mansouri a mis en exergue que Sa Majesté le Roi Mohammed VI « n’a eu de cesse d’appeler à des réformes courageuses et à l’accélération de la mise en œuvre des programmes sociaux à fort impact citoyen », exhortant la classe politique à un examen de conscience : « Pourquoi avons-nous échoué à convaincre notre jeunesse, y compris la Génération Z, de croire aux partis, de s’approprier les institutions et de s’investir dans la vie démocratique ? »






