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La Fédération de la gauche suspend ses consultations électorales avec l’Intérieur après la répression des protestations de la « Génération Z »

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La Fédération de la gauche démocratique a annoncé la suspension de sa participation à toutes les concertations et discussions liées aux prochaines élections législatives avec le ministère de l’Intérieur, tant qu’aucun « climat politique sain garantissant le respect des libertés et des droits humains » ne sera assuré. Cette décision intervient dans le sillage des « violences policières » qui ont marqué les manifestations organisées samedi 27 septembre 2025 par de nombreux jeunes dans plusieurs villes du Royaume.

Dans un communiqué, le parti politique a dénoncé que « les rues de ces villes se sont transformées sous nos yeux en scènes de poursuites, de matraquages et d’arrestations ». La Fédération a affirmé que les slogans scandés par les jeunes, réclamant liberté, dignité et justice sociale, ont été réprimés « à coups de matraques et par une force excessive ». Le texte précise en outre que plusieurs militants du parti et de sa jeunesse ont été arrêtés, dont le secrétaire national de la jeunesse, un membre du bureau politique ainsi que des cadres des instances nationales et locales.

La Fédération a souligné que, dans ce contexte « lourd et tendu », et face à une approche sécuritaire « rigide » appliquée aux revendications légitimes des citoyens, toute concertation sur l’avenir du processus électoral « perd son sens et sa crédibilité » alors même que « les droits fondamentaux des citoyens sont bafoués ».

Parmi ces droits, le communiqué met en avant celui de manifester pacifiquement et d’exprimer librement son opinion, insistant sur le fait qu’« il est impossible de bâtir une démocratie réelle sur les décombres des droits humains et en muselant les voix qui les défendent ».

Le parti a ajouté qu’il espérait que ces consultations constituent une opportunité pour garantir l’intégrité du processus électoral et restaurer la confiance perdue entre citoyens et institutions. Mais, selon lui, l’approche répressive de l’État révèle une fois de plus « l’absence de volonté politique de réforme » et la persistance d’une logique sécuritaire « stérile » qui ne fera qu’alimenter la tension sociale.

La Fédération a par ailleurs exigé la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes arrêtées à la suite de ces manifestations. Elle a réaffirmé que « notre première responsabilité aujourd’hui est de défendre notre jeunesse et son droit à s’exprimer, de lutter pour un Maroc où règnent justice et dignité, et non de courir derrière des sièges parlementaires dans un contexte politique et social inquiétant ».

En outre, le parti a appelé l’ensemble des forces démocratiques, de gauche et des organisations de défense des droits humains à « unir leurs rangs pour faire face à ces violations et construire un front national en faveur des libertés et des revendications légitimes du peuple marocain ».

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