Le gouvernement a décidé — dans une démarche inédite — de recourir à l’article 133 du règlement intérieur de la Chambre des représentants pour convoquer les membres de la Commission des secteurs sociaux mercredi prochain, en présence du ministre de la Santé, afin de faire la lumière sur l’un des dossiers ayant le plus agité l’opinion parlementaire la semaine dernière.
Cette initiative intervient après les accusations graves formulées par Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui a accusé le ministre de la Santé d’avoir octroyé un marché d’acquisition d’un médicament à une société présentée comme liée au ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saad Brada. Des accusations qui ont déclenché une vive polémique au sein de l’hémicycle.
Conformément à l’article 133, le gouvernement peut, via le président de la Chambre, demander la tenue d’une réunion de la commission. Cette prérogative est également accordée au président de la Chambre, au président de la commission, à un tiers des membres de ladite commission, ou encore au président d’un groupe ou d’une alliance parlementaire, sous réserve de l’accord du bureau de la commission.
Le gouvernement a ainsi été contraint de convoquer la commission en présence des ministres Amine Tahraoui (Santé) et Mohamed Saad Brada, afin de répondre aux “contresens” et “accusations” exprimés par Abdellah Bouanou lors de la séance plénière consacrée au vote de la première partie du projet de loi de finances, concernant l’importation du médicament chlorure de potassium (KCI).
Le ministre de la Santé confrontera Abdellah Bouanou avec des preuves, et révélera la nature inexacte de ses sources et leurs liens avec le PJD, cette réunion sera un moment de vérité destiné au public, pour mettre fin à la diffusion d’informations biaisées et toxiques en période préélectorale .






