Sous pression, le Parlement convoque le ministre de la Santé pour un débat sur la crise sanitaire
La Chambre des représentants se réunit ce mercredi à 19 heures pour un débat crucial sur l’état actuel du système de santé marocain. À l’initiative de la Commission des secteurs sociaux, cette session sera consacrée à l’examen du thème : « La situation de la santé publique et les mesures prises pour accélérer la réforme, afin de garantir le droit des citoyens aux soins et à la protection sanitaire ».
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amin Tahraoui, assistera personnellement à cette réunion afin de présenter les actions engagées par son département et de répondre aux interrogations des élus.
Cette rencontre intervient dans un climat particulièrement tendu pour le secteur, marqué par une série de défaillances mises au jour lors des récentes tournées ministérielles. À l’hôpital régional Hassan II d’Agadir, le ministre a en effet constaté, avec l’appui d’une commission centrale, des dysfonctionnements récurrents : absentéisme du personnel soignant, pénurie de médicaments et de matériel médical, mais aussi négligence dans la maintenance des équipements.
Ces constats préoccupants ont conduit, dans la région de Souss-Massa, au limogeage de plusieurs directeurs et responsables relevant de la délégation régionale du ministère. Une décision lourde de sens, traduisant la volonté de mettre fin à des pratiques jugées contraires à l’intérêt général et à la qualité des soins.
Toutefois, Amin Tahraoui a tenu à rappeler que des projets structurants étaient déjà en cours et devraient contribuer, à terme, à transformer le paysage sanitaire. Parmi eux figurent des établissements hospitaliers de nouvelle génération, censés rehausser l’offre de soins et répondre aux attentes d’une population de plus en plus exigeante face aux carences accumulées.
Dans un contexte où la santé publique demeure au cœur des préoccupations sociales, la réunion de ce soir au Parlement s’annonce décisive : elle devra déterminer si les mesures engagées suffiront à restaurer la confiance des citoyens dans leur système de santé, ou si des réformes plus profondes s’imposent pour garantir, enfin, un accès équitable et de qualité aux soins.






